Le sonotone : l’ancêtre de l’aide auditive

 

 

Au fil de l’histoire, de nombreux modèles d’appareils auditifs ont vu le jour. Tous ayant pour objectif de combattre les problèmes d’audition, lesquels concernent aujourd’hui 5 millions de Français. Du cornet acoustique à l’aide auditive numérique en passant par le sonotone, voici un bref historique de la prothèse auditive.

 

Le sonotone

 

Créé en 1929 par l’entreprise new-yorkaise du même nom, le sonotone est le premier appareil électronique capable d’amplifier le son. Les premiers sonotones utilisent les mêmes technologies que la radio : ils se composent d’un amplificateur, d’un microphone, de batteries puis d’une paire d’écouteurs pour transmettre les sons. Le tout sur un même bloc clipsé à sa ceinture. Au fil des ans et grâce à l’invention du transistor, le sonotone rétrécie et devient davantage portatif. Il peut se glisser derrière l’oreille à partir de 1957.

 

Le cornet  acoustique

 

L’amplificateur d’écoute apparaît en réalité bien avant l’invention du sonotone. En 1757, le premier cornet acoustique voit le jour en Europe. En forme de tube ou d’entonnoir, il recueille les ondes sonores et les conduits à l’oreille. Certains cornets sont faits de cornes d’animaux, de coquilles d’escargots ou en bois. Ancêtres du sonotone, les cornets acoustiques ont largement été utilisés jusqu’au début du 20e siècle.

 

Les aides auditifs numériques

 

Les premières prothèses auditives entièrement numériques font leur apparition au milieu des années 1990. Elles sont capables d’amplifier le son, mais aussi de filtrer les bruits nuisibles dans l’environnement et de rehausser la parole. Leur programmation s’effectue à l’aide d’un ordinateur. Elles se miniaturisent davantage pour devenir presque invisibles.

Il existe aujourd’hui deux types d’aides auditives : les intra-auriculaires qui se glissent dans le conduit auditif et les contours d’oreilles qui se glissent derrière l’oreille. De nouvelles options sont désormais disponibles, par exemple le bluetooth et la wifi.