Plus d’un nouveau-né sur 1 000 présente une surdité profonde ou sévère. 80% des surdités sont d’origine génétique. Le dépistage précoce de ce handicap est donc indispensable, en particulier chez les populations « à risque » comme, par exemple, les familles comportant une ou plusieurs personnes atteintes d’une déficience auditive congénitale.
Cette déficience, chez l’enfant, entraîne des conséquences sérieuses sur l’acquisition du langage et la scolarité. Or, plus la prise en charge d’un enfant sourd est précoce, plus grandes sont ses chances de parler correctement et de suivre une scolarité normale. Plus tôt il pourra être appareillé, moins ses connexions cérébrales, en pleine construction dès les premiers mois, seront perturbées.
Un dépistage systématique des surdités congénitales, dès la naissance, est donc souhaitable. De plus en plus d’établissements organisent ce dépistage en France. Ces examens sont rapides et fiables tels que les otoémissions acoustiques provoquées (OEAP) et/ou les potentiels évoqués auditifs (PEA) peuvent être réalisés à la maternité avec des appareils portables et relativement peu coûteux.
En attendant la généralisation du dépistage à l’échelle nationale, les parents peuvent effectuer eux-mêmes un test simple dans les premiers mois de la vie de l’enfant. Il leur suffit de faire du bruit à proximité de son berceau et de vérifier qu’il réagit à ce stimulus. Au moindre doute, il faut consulter un spécialiste, à commencer par l’ORL…